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[bluray :] LE 49E PARALLELE – Michael Powell

22 Nov
Ed. Carlotta

Ed. Carlotta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1940, après avoir torpillé un navire anglais, un sous marin allemand aborde les côtes canadiennes. Une poignée d’hommes, menés par un officier fanatisé, est envoyé en reconnaissance à terre juste avant que le sous marin ne soit coulé à son tour. Le petit commando, isolé en territoire ennemi, va alors se diriger vers le 49e parallèle, qui délimite la frontière avec les États-Unis encore neutres, multipliant les rencontres et parsemant son chemin de cadavres…

A partir de 1939, Michael Powell participa amplement à l’effort de guerre en s’adonnant au film de propagande. La seconde guerre mondiale continuera d’ailleurs à l’intéresser longtemps après qu’elle soit terminée. Du Lion a des ailes (1939) à Intelligence service (1957), en passant par Un de nos avion n’est pas rentré (1942) ou même Une question de vie ou de mort (1946), son apport sur le sujet n’est donc pas négligeable. Lire la suite

[dvd:] VOYAGE A TOKYO – Yasujiro Ozu

11 Nov
Ed. Carlotta.

Ed. Carlotta. Blu-ray et DVD

Presque vingt ans après avoir réalisé Le Fils Unique, Yasujrio Ozu reprend un thème qui lui est cher : la relation parents-enfants. Dans le Japon des années 1950, il raconte le voyage d’un couple âgé qui part quelques jours à Tokyo. Il y est bien mal reçu : pris par leurs activités professionnelles, cupides, vénaux, le fils et la fille du couple le néglige. Ils n’ont qu’une envie, que les deux vieillards repartent dans leur campagne. Pour couronner le tout, les petits enfants sont odieux. C’est auprès de leur belle-fille, veuve de leur fils mort à la guerre, que les deux visiteurs trouvent enfin un peu de chaleur humaine. Lire la suite

[dvd:] COFFRET NINJA – Godfrey Ho

2 Nov
Ed. Artus films

Ed. Artus films

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1981, le producteur-réalisateur Menahem Golan s’emparait de la figure japonaise du ninja et tournait l’inénarrable L’implacable ninja, où un Franco Nero en perdition venait payer ses impôts. L’histoire n’arrêtant jamais sa marche, le ninja était appelé à connaître dans l’inconscient collectif une glorieuse postérité grâce au cinématographe. Golan, suivie de son ombre Yoram Globus allaient exploiter le filon, sous l’égide de Cannon Group, durant toutes les années 1980 à coup de Ninja blanc et autre American ninja. La New Line s’associera un peu plus tard avec la Golden Harvest pour proposer la calamiteuse série des Tortues ninja. Etc.

C’est cependant du côté de Hong Kong que le pire devait arriver. Lire la suite

[dvd:] LE FILS UNIQUE – Yasujiro Ozu

1 Nov
Ed. Carlotta

Ed. Carlotta. En Blu-ray et DVD

Dans le Japon en crise des années 1930, une veuve (Chôko Iida) se sacrifie pour offrir des études à son fils (Shin’ichi Himori). Les années passent. Alors qu’il donne des cours du soir et vit pauvrement à Tokyo, le jeune homme reçoit sa mère pour un court séjour.

Tout tient dans ce scénario minimaliste, car Le Fils unique (1936) est un film sur la relation parent-enfant, au cœur d’une culture nippone qui place le lien familial au centre de la vie sociale. Ce qu’apporte Ozu dans cette œuvre intime, c’est une douceur crue et réaliste, une élégance désenchantée. A cheval sur les années 1920 et 1930, son long métrage montre que les lumières de la ville sont souvent des mirages pour les exilés de la campagne. Il s’attelle aussi à illustrer le fossé des générations, qui déjà signe la modernité des temps. Une mère, prête à vendre tout ce qu’elle possède pour assurer un avenir à son fils, comprend que celui-ci est moins marqué par la dévotion, plus prompt à baisser les bras. Ozu ne donne pas de leçon de morale, il se veut plus documentaire. Lire la suite

[dvd:] KILLER KID – Leopoldo Savona

25 Oct
Ed. Artus films

Ed. Artus films

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Occupé par un épineux problème de trafic d’armes entre les États-Unis et le Mexique, qui pourrait dégénérer en incident diplomatique, l’armée américaine laisse le terrible Killer Kid, retenu dans ses geôles, prendre la poudre d’escampette. Lors de sa fuite, ce dernier prête main forte à une bande de révolutionnaires mexicains, qui le conduisent bientôt à leur repère…

Comme Il était une fois la révolution de Sergio Leone ou El Chuncho de Damiano Damiani, Killer Kid reprend le thème de l’individu sans réelle conscience politique qui finit par embrasser la cause de la révolution. S’il serait un peu injuste de vouloir comparer le film de Leopoldo Savona aux deux chefs-d’œuvre suscités, il n’en constitue pas moins une très agréable surprise.

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[dvd:] LES COLTS DE LA VIOLENCE – Alberto Cardone

15 Oct
Ed. Artus films

Ed. Artus films

Libéré après douze années passées en prison pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Johnny rentre au pays. Là, il découvre que son frère Sartana, devenu un redoutable chef de bande, lui a volé sa fiancée, se livre au pillage et a plongé toute la région dans la terreur…

Tourné par Alberto Cardone, un artisan discret du western spaghetti (il en réalisa une demi-douzaine entre 1966 et 1969) dont l’importance au sein du genre va cependant au-delà de l’anecdote, Les colts de la violence se révèle en tout point enthousiasmant.

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[dvd :] BANDIDOS – Massimo Dallamano

14 Oct
Ed. Artus films

Ed. Artus films

Pris au milieu d’une attaque de train menée par le terrible Billy Kane et qui se transforme en véritable carnage, Richard Martin, qu’un lien mystérieux lie au chef de bande, en ressort les deux mains mutilées. Il décide alors de former un tireur d’élite à qui il transmettra toute sa science des armes, dans le but de se venger de son ennemi…

Premier film du fort capable quand il le veut bien Massimo Dallamano (Mais… qu’avez-vous fait à Solange ?, Section de choc…), Bandidos est ce qu’il est convenu d’appeler un western crépusculaire. Les légendes de l’ouest y sont reconverties en saltimbanques, présentant de ville en ville des spectacles de tir à moitié bidouillés. Les bandits, psychopathes quasiment invincibles, n’hésitent pas à massacrer tous les témoins de leurs larcins, femmes et enfants compris. Par son ambiance foraine et le cheminement un peu particulier de ses personnages, le film de Dallamano n’est – en outre – pas sans anticiper un brin l’excellent Plus mort que vif que tournera deux ans plus tard Robert Sparr avec Vincent Price et Clint Walker.

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[à l’affiche :] OBSESSION – Brian De Palma

10 Oct
Ed. Carlotta (version restaurée)

Ed. Carlotta (version restaurée)

Dire que le cinéma de Brian De Palma est référentiel est devenu une banalité, tant les clins d’œil appuyés à Hitchcock sont prépondérants dans ses films. Obsession, réalisé en 1976, ne fait pas exception. Il cumule des liens très forts avec Sueurs froides et Vertigo, L’Homme qui en savait trop et même Le crime était presque parfait. Car chez Hitchcock, tout est souvent affaire de manipulation : réelle ou inconsciente. Lire la suite