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[dvd:] COFFRET NINJA – Godfrey Ho

2 Nov
Ed. Artus films

Ed. Artus films

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1981, le producteur-réalisateur Menahem Golan s’emparait de la figure japonaise du ninja et tournait l’inénarrable L’implacable ninja, où un Franco Nero en perdition venait payer ses impôts. L’histoire n’arrêtant jamais sa marche, le ninja était appelé à connaître dans l’inconscient collectif une glorieuse postérité grâce au cinématographe. Golan, suivie de son ombre Yoram Globus allaient exploiter le filon, sous l’égide de Cannon Group, durant toutes les années 1980 à coup de Ninja blanc et autre American ninja. La New Line s’associera un peu plus tard avec la Golden Harvest pour proposer la calamiteuse série des Tortues ninja. Etc.

C’est cependant du côté de Hong Kong que le pire devait arriver. Lire la suite

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[à l’affiche :] SIDEWALK STORIES – Charles Lane

24 Oct
sidewalk stories

Ed. Carlotta

Sidewalk Stories se déroule à New York. Un jeune artiste tente de gagner sa vie en dessinant des portraits sur le trottoir des passants. Il vit de peu et habite dans un immeuble abandonné. Un soir, au détour d’une ruelle, il recueille une petite fille dont le père vient d’être assassiné. Il l’adopte et se démerde pour la nourrir, la vêtir et la loger…

Premier long-métrage de Charles Lane réalisé en 1989, ce dernier n’a pas choisit la facilité : son film est en noir et blanc et il est muet (quasiment). Rendant surtout hommage au Kid de Chaplin, Sidewalk Stories fait aussi écho à la sensibilité et au burlesque de Buster Keaton et à l’esprit vagabond du Permanent Vacation de Jim Jarmusch ou encore du Petit Fugitif de Morris Engel, Ray Ashley et Ruth Orkin. Cela dit, Charles Lane ayant endossé lui-même le rôle du personnage principal, ne cherche pas à singer ses influences que ce soit dans son jeu d’acteur ou sa mise en scène.

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[dvd :] TRILOGIE PUPPET MASTER

12 Sep
Ed. Artus films

Ed. Artus films

En activité depuis les années 1970, Charles Band s’est imposé dans la décennie suivante comme le plus digne successeur de Roger Corman. Un producteur indépendant capable de s’entourer de jeunes cinéastes prometteurs (Stuart Gordon, David Schmoeller ou encore Renny Harlin) et de monter une quantité record de petites séries B (plus de 260 à ce jour) avec un certain amour de l’art. La saga des Puppet master est, avec les Future cop, une de ses franchises les plus fameuses. Le meilleur qu’avait à offrir un système de production aujourd’hui sur le déclin.

Elle découle, avec un brin d’opportunisme, du succès d’une autre production Charles Band : Dolls de Stuart Gordon, et reprend donc le principe des poupées tueuses.

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[dvd:] LES NUAGES AMERICAINS – Joseph Morder

25 Août
Ed. L'Harmattan

Ed. L’Harmattan

En 1967, Joseph Morder commence à filmer des moments de sa vie en Super8 . Il ne s’arrêtera jamais, cumulant ainsi quelque 200 heures de pellicules, puis de fichiers numériques. De cette somme réalisée quasiment en tourné-monté, il a tiré plusieurs épisodes emblématiques, dont Les Nuages américains (journal filmé neuf), qui retrace un voyage fait notamment aux Etats-Unis en 1982.

Très rapidement, le cinéaste comprend que ce qu’il met sur pellicule n’est pas son existence tel quelle est, mais bien une vision de celle-ci, une reconstruction, un récit, presque une fiction. De cette œuvre artisanale, bien loin de l’industrie du cinéma, il obtient un objet qui échappe à toute idée commerciale. Mieux, son travail s’affranchit de tous les codes de narration. Conçu dès la fin des années 1960, il relève plus de la Nouvelle Vague ou du Nouveau Roman en littérature que des canons des grands studios. En ce sens, Joseph Morder a créé une œuvre d’art, qui aurait toute sa place dans les centres d’art moderne. Pour lui, d’ailleurs, créer est un mode de vie et la forme du journal son expression principale. Son journal vidéo se double ainsi d’un journal photos et d’une chronique écrite. Les Nuages Américains ne sont qu’un aperçu de son travail.

A l’écran, les images illustrent le plus souvent des situations et des ambiances plus que des faits. La voix narrative de Joseph Morder, omniprésente, souligne les interrogations existentielles du voyageur, teintées d’une certaine saudade à l’Occidentale. Amitié, amour, rencontres, doutes, deuil, absence, solitude : la vie défile. Respectant le principe de la chronologie, Joseph Morder donne à voir l’évolution des techniques, passant du Super8 au Super8 sonore et aux prises de son directes. Il montre aussi, presque sans le vouloir, l’ambiance d’une époque, ce début des années 1980. A Los Angeles, puis au Texas ou sur les lieux de tournage des films d’Hitchcock (Psychose, Les Oiseaux, Vertigo), à Naples également, il transcrit l’image d’une errance, une quête qui ne trouve jamais de réponses. Le journal de Joseph Morder n’est pas fait pour apporter des réponses, ou servir de sèche biographie, il pose inlassablement des questions sur le fait d’exister, et ses inévitables conséquences. Du grand art.

FM

[dvd :] HAMBURGER FILM SANDWICH – John Landis

12 Août
Ed. Carlotta

Ed. Carlotta

Film à sketchs, comédie potache, standard du nihilisme 70’s, Hamburger Film Sandwich (un titre français surréaliste qui provoque invariablement un éclat de rire chez son réalisateur) aurait pu rester une œuvre anecdotique, un jalon de plus dans la carrière pour le moins chaotique de John Landis.

Le cinéaste, ex-assistant, ex-cascadeur, futur pygmalion d’Eddie Murphy, master of horror et maitre d’œuvre d’un clip assez connu avec des morts-vivants, n’a jamais assumé The Kentucky Fried Movie (titre original) comme un titre fondamental de sa filmographie. Si le DVD édité par Carlotta précise bien qu’il s’agit d’une comédie de John Landis, le making-off proposé en complément apporte un regard plus nuancé sur la genèse du film.

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[à l’affiche :] LA PORTE DU PARADIS – Michael Cimino

2 Mar
Carlotta films

Carlotta films

Elle retire son bonnet et se glisse au deuxième rang. Quel âge peut-elle avoir ? 22 ans, 23 ans ? Elle se tourne vers quelques types enfoncés dans les gros fauteuils de velours rouge et les salue gentiment. Elle les connaît un peu mais pas tant que ça. Ils parlent du film et de Cimino. Elle demande ce qu’il a fait d’autre. « Voyage au bout de l’enfer,  sur la guerre du Vietnam, avec Christopher Walken et DeNiro qui jouent à la roulette russe. » Elle hoche la tête mais un vif éclat de néant traverse son regard. Elle n’a pas la moindre idée de ce qu’on lui raconte, mais personne ne remarque rien. Les types sont sympas et très occupés à se souvenir du reste de la maigre filmo de Cimino. Et ils galèrent. Ici, pas de réseau, tu peux remballer ton iPhone, coco. Le plus vieux finit par sortir « le road movie avec Jeff Bridges et Clint Eastwood, euh… Thunderbolt et Lightfoot » (sic). « Bon, après Heaven’s Gate, il n’a plus fait grand chose. » Pas faux.

Apparemment, personne n’a pris le temps de lire le dossier presse. L’obscurité s’installe. Elle s’assoie et les premières images d’un film dont elle ne sait rien viennent frapper l’écran. En fait si, elle sait une chose : cette nouvelle version dure 216 minutes. Et un film est vraiment long quand il faut se concentrer pour convertir les minutes en heures. Trois heures trente-six minutes. La Porte du Paradis est long. Aussi long que toute une saison de Louie.

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[dvd :] OGROFF – Norbert Moutier

5 Jan
Ed. Artus films

Ed. Artus films

Geste éditorial pour le moins radical, nos amis de chez Artus films éditent, pour le trentenaire de l’œuvre, l’inénarrable Ogroff de Norbert Moutier.

On peut encore passer voir Norbert Moutier, personnalité incontournable du milieu du fanzinat (il est l’homme derrière Monster Bis), dans sa boutique de la rue Pierre Sémard à Paris. Il y vend ses gros fascicules toujours tapé à la machine et tiré à la photocopieuse et y loue des cassettes vidéo de films bis rares stockés dans un sous-sol auquel il accède via une trappe derrière le comptoir. Moutier, c’est une autre époque. Quand longtemps, longtemps avant internet et les blogs, des fondus de cinéma de genre et de série B dédiaient à leur passion des tablettes ronéotées ou photocopiées qu’ils vendaient ensuite à la boutique Movies 2000, tenue par Jean-Pierre Putters. Lire la suite

[blu-ray :] BLOW OUT – Brian de Palma

7 Déc
Ed. Carlotta

Ed. Carlotta

En 1981, un an après le succès populaire de Pulsions, Brian De Palma a une certaine marge de manœuvre pour travailler sur une thématique qui va traverser son œuvre, de Sœurs de sang à Snake Eyes, le complot, à travers, bien sûr, le spectre du thriller.

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